MANIFESTATION SAMEDI 14 DÉCEMBRE 13 heures devant la gare principale de Mannheim

Notre solidarité contre leur répression!
Combattons l‘oppression de l‘état et l‘exclusion raciste!

Le 8 octobre 2013 au matin des policiers en uniforme et les armes à la main ont enfoncé la porte de trois militants anti-fascistes de Mannheim. Cette mesure exagérée est encore augmentée d‘une suspections fabriquée de toutes pièces. Lors de la perquisition, les occupant(e)s de l‘appartement ont été humilié(e)s, une analyse ADN a été ordonnée et les trois personnes ont été emmenées menottes aux mains.
Les perquisitions ne sont pas des cas isolés à Mannheim, elles s‘intègrent dans une multitude d‘actions répressives contre la gauche dans le Bade-Württemberg et l‘Allemagne. Le 3 octobre 2013, des policiers ont arrêté une militante de gauche après avoir perquisitionné un appartement à Stuttgart. Tout cela pour criminaliser et empêcher les protestations contre les cérémonies à tendance nationaliste de l‘unification allemande. Un autre exemple est le mouchard Simon Bromma agissant parmi les antifascistes de Heidelberg. Là aussi les raisons invoquées sont tirées par les cheveux. Le SPD et les Verts avaient promis des éclaircissements pendant la campagne électorale de 2011 mais oublièrent le tout dès qu‘ils furent au gouvernement.
Les marches néo-nazis sont légitimées et leurs opposants combattus et arrêtés par une nouvelle loi. Celle-ci diminue essentiellement la liberté d‘expression. Pendant que le gouvernement rouge-vert (SPD-Verts) ne voit aucun problème à employer les grands moyens contre la gauche elle parait singulièrement aveugle de l‘oeil droit. On s‘en rend compte aussi à propos de l‘affaire NSU. Le gouvernement brille ici par ses lenteurs, ses dissimulations et ses bâtons dans les roues. Depuis longtemps les agissements criminels de la scène néo-nazie restent dans l‘ombre dans le Bade-Württemberg. C‘est dans ce climat que les néo-nazis s‘arment et préparent des attaques à la bombe comme à Göppingen et Fribourg.
La répression de l‘état contre les antifascistes permet un raciste ouvert et parfois meurtrier contre les migrants et les réfugiés. Comme il y a 20 ans à Rostock-Lichtenhagen la police laisse les coudées franches à la haine raciste. Les réfugiés sont souvent la cible d‘un racisme d‘état à plusieurs visages. Pendant la phase de demande d‘asile la criminalisation du fait de la mise en arrêt d‘expulsion et des contrôles de police racistes est augmentée d‘une interdiction de travailler. Le 3 octobre mouraient devant l‘île de Lampedusa près de 400 personnes venues d‘Afrique chercher un secours en Europe. Après quelques larmes de crocodile versées par les représentants de politicien(ne)s des différents pays d‘Europe le sommet européen a encore une fois renforcé sa politique criminelle d‘isolation par l‘agence de protection des frontières „Frontex“.
Le fascisme et le racisme sont inévitables dans un système économique qui repose sur l‘exploitation et l‘oppression de l‘homme par l‘homme. Nous ne nous laissons pas intimider par la répression et continuons notre combat pour une société sans racisme, sans exploitation et sans oppression.